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Beauté Thérapie

Dimanche 22 avril 2007

 

PRENDRE SOIN DE SA BEAUTE INTERIEURE

Il est aujourd'hui facile de constater que le corps occupe une place de plus en plus importante dans notre société de consommation. Il est une "valeur" de notre monde moderne et occidental qui amène nombre de personnes à s'y intéresser, et quelques unes à tout centrer sur lui. Les codes sociaux nous imposent une image quasiment unique: le corps doit être harmonieux, avec des mensurations préétablies qui sont rien moins que celles d'un homme ou d'une femme au statut idéal.

Et quand nous ne disposons pas de ce corps parfait, il nous est quasiment imposé de nous transformer afin de ressembler à cette norme. Magnanimes, les marchands de tous poils nous aident en nous vendant tout ce qui nous devient nécessaire: régimes, salles de fitness, soins et chirurgie esthétique...Sont-ils bons avec nous!

Est-il besoin de rappeler que le corps est vivant et évolue avec le temps en fonction de différents facteurs? Sportif ou sédentaire, gros mangeur ou "soupe légère", professionnel de l'agriculture, du bâtiment, mineur de fond ou employé de bureau... nous voyons bien notre corps se transformer en fonction de la vie que nous menons. Or, dans le même temps, notre époque nous impose - à qui veut bien se laisser se l'imposer -  le poids des interdits moraux qui font du corps un "objet social" matraqué par la publicité autour d'images qui le façonnent en un objet de consommation.

Grotesque tentative de faire de nous des femmes objets ou des hommes machine à la beauté pensée, prévue, outrageusement suggérée, voire carrément imposée.

Plus que jamais, l'industrie de l'apparence est florissante. Les régimes amaigrissants ne cessent d'augmenter leur nombre, des maladies mentales concernant le poids sont de plus en plus fréquentes, les capitaux investis dans les recherches cosmétiques et dans la chirurgie plastique sont en hausse constante et le recours à des méthodes drastiques de modification du physique sont utilisées par des personnes de plus en plus jeunes.

Faut-il pour autant se perdre dans l'illusion que seuls peuvent nous donner la beauté le chirurgien esthétique, les mille et un produits cosmétiques, l'esthéticienne, les régimes, les cures...? C'est bien ce que voudraient nous faire avaler les magazines - féminins et masculins - qui vivent de la manne publicitaire des vendeurs de beauté. En 2003, le magazine américain Teen rapportait que 35% des jeunes filles de 6 à 12 ans avaient déjà suivi au moins un régime, et que 50 à 70% d'entre elles croyaient souffrir d'embonpoint alors que leur poids était tout à fait normal.

Pour notre monde "moderne", l'apparence des choses et des gens est devenue bien plus importante que la profondeur d'une personne, d'une action ou d'une pensée. Voyez comme le cinéma et plus encore, la télévision, révélateurs de notre société, ne nous montrent que du fantasme: des filles qui ne vieillissent pas, des hommes tout aussi beaux, des situations de rêve, et parfois quelques idées pour faire illusion.

Que transmettons-nous alors à nos enfants? Car tous ces modèles, ainsi que l'attitude même des parents, peuvent inciter un(e) adolescent(e) à vouloir maigrir ou à entreprendre un régime, rarement pour améliorer la santé mais surtout pour avoir une meilleure apparence, pour plaire au sexe opposé ou pour s'aimer d'avantage. Les parents qui ont suivi régimes après régime, qui portent des critiques négatives sur leur propre corps ou sur celui de l'adolescent l'encouragent, souvent sans le savoir, à s'interroger sur sa propre physionomie.

Souvenons-nous que chez les Grecs anciens, avoir un beau corps, un corps sain, relevait avant tout d'une profonde sérénité en parfaite correspondance avec l'harmonie de l'univers. C'est pourquoi le culte du corps fut rapidement lié à une activité religieuse. C'est par lui que les hommes ressemblaient aux Dieux et par Eux qu'ils pouvaient le protéger. Ainsi, un beau corps résultait-il avant toute chose, d'un équilibre interne de la passion et de la raison.

Arrêtons d'être des "otages", apprenons plutôt à prendre soin de nous, à nous faire plaisir, car oui, la notion de plaisir est importante dans tous les domaines de la vie.

Réapprenons à manger de tout, osons être nous mêmes. Prenons soin de notre beauté intérieure.

Ceci est le thème principale du livre que j'ai écrit avec Ronald Mary et que vous pourrez trouver en librairie dès le 9 mai 2007. ( Prendre soin de sa beauté intérieure - La beauté Thérapie: facettes psycho-corporelles de l'esthétique - aux éditions du Souffle d'Or)

Vous trouverez également cet article sur Naturavox ( voir lien).

Catherine

Par catherine
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Mardi 1 mai 2007

QUI TIENT LES RENNES?

Je vous propose un sujet de réflexion quant aux émotions du passé.

Le passé vit en nous par le biais de nos souvenirs. Quand les pensées au sujet du passé prennent totalement possession de nous, il se transforme en fardeau, en problèmes, et nous avons tendance à nous y identifier.

Voici une petite histoire qui en dit long...

Il était une fois deux moines zen, Tanzan et Ekido, qui marchaient sur une route de campagne devenue extrêmement boueuse après des pluies torrentielles. Près d'un village, ils croisèrent une jeune femme qui tentait de traverser la route. La boue était si profonde qu'elle aurait abîmé le kimono de soie qu'elle portait. Tanzan la prit sur ses épaules d'un coup et la transporta de l'autre côté de la route.

Puis les moines reprirent leur route en silence. Cinq heures plus tard, alors qu'ils approchaient du temple où ils allaient loger, Ekido ne put se contenir plus longtemps. " Pourquoi as-tu porté cette femme?" demanda-t-il. "Nous sommes des moines. Nous ne sommes pas censés faire des choses pareilles.'

"Je me suis délesté de la femme en question il y a des heures, lui répondit Tanzan, mais toi tu la portes encore, il me semble".

Que pouvons-nous faire pour changer?

Nous pouvons apprendre à changer nos habitudes de penser, et au lieu de repenser à ce passé, à ces faits qui se sont passés il y a plus ou moins longtemps, nous avons à être vigilants et  ramener notre esprit dans le présent. Et là, c'est notre Présence même qui devient notre identité au lieu que ce soit les pensées et les émotions.

Rien de ce qui a pu se passer autrefois ne peut nous empêcher d'être présent maintenant. Et si le passé ne peut nous empêcher d'être présent, quel pouvoir a-t-il donc?

Par catherine
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Samedi 12 mai 2007

Je vous propose de prendre un moment pour vous et de faire cet exercice.

Imaginez que vous avez envie d'aider un ami très cher.

Vous désirez très sincèremnt l'aider dans sa démarche, vous avez très envie d'en prendre soin. Il n'est pas toujours à l'écoute mais vous ne voulez pas le blesser et vous mettez les formes pour vou faire entendre.

Prenez conscience de la façon dont vous vous y prenez ...

Puis, mettez-vous à sa place, de son point de vue ...

Ecoutez comment vous percevez alors l'aide qui vous est proposée...

Que se passe-t-il? Que ressentez-vous?

Appréciez-vous? Cela vous aide-t-il?

ET SI CET AMI C'ETAIT VOUS?

Faites exactement pour vous ce que vous êtes capable de faire pour votre ami.

Par catherine
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Lundi 28 mai 2007

Maquillage: camouflage ou révélateur?

La beauté, c'est une manière d'être toute en légèreté.

Si on commence à "devoir être belle ou beau", cela devient une obligation, et cela remet en question toutes les notions de valeurs personnelles. On est plus libre, il y a une notion de résultat impérative: on se sert de la beauté comme d'un instrument de pouvoir. On a plus la notion de plaisir et ça finit par devenir obsessionnel.

Etre belle ou beau, je pense que ça commence tout simplement par se sentir bien dans sa peau.

C'est se réveiller le matin en se disant qu'on est bien et heureux d'ouvrir les yeux, de respirer, de prendre le temps de se réveiller et de "s'éveiller" à soi même et à ce qui nous entoure.

C'est de se regarder dans le miroir et d'avoir envie de s'accueillir, de se faire du bien, de prendre soin de soi.

Ca passe aussi par l'envie de se donner de l'éclat, (pas forcément qu'on en manque), mais de le rehausser, une petite touche de lumière, notre façon à nous de nous faire du bien sans avoir forcement envie de cacher quelque chose.

Se maquiller c'est aussi se mettre en valeur, souligner de beaux yeux, souligner le contour des lèvres...

Pour un homme, ça peut aussi passer par le fait de prendre un peu plus de temps pour lui, d'utiliser lui aussi des produits de soins, se parfumer...

Avoir envie d'être belle ou beau dans le regard de l'autre, c'est comme si on avait besoin de cette approbation pour exister. Et si cet autre c'était d'abord soi?

Le premier regard, c'est celui du miroir, alors au lieu de se regarder et de commencer par se dire ce qu'on aime pas, ce qui ne nous plait pas, ce serait peut-être de commencer à changer ses habitudes et commencer par s'accueillir comme on accueillerait une ou un ami(e) envers qui on a de l'affection et avec qui on a pas envie de tricher.

Donc être présent à soi, avoir l'impression que chaque réveil est une renaissance (avez-vous déjà vu un nouveau-né fraichement sorti du ventre de sa mère?) puis quelques minutes après qu'on lui ait fait une petite toilette? Rare sont ceux (en toute objectivité!) qui ne sont pas fripés, rouges... Et après , ceux sont les plus beaux!... Et bien pour nous, c'est un peu pareil, en fonction de la nuit passée, certaines personnes auront les traits détendus, se sentiront calmes, prêtes pour une nouvelle journée et d'autres seront plus "bouffies", le cheveux hirsute et terne...

C'est vrai un tableau peu optimiste et agréable, mais juste à ce moment là et qui découle d'autres moments!...Donc, savoir prendre le temps de se réveiller en douceur, de regarder au delà du miroir et de ce que l'on voit, de regarder ce que l'on apprécie en soi et décider de le mettre en valeur.

La beauté thérapie, c'est décider pour soi: de se faire du bien, de se regarder, de s'aimer sans avoir à se transformer et à ressembler à...

C'est OSER être soi! C'est oser jouer avec tout ce qui nous permet de nous révéler.

Alors le maquillage ne devient plus un camouflage mais un révélateur!

Par catherine
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Vendredi 8 juin 2007

A la suite d'une recherche que je faisais, je suis arrivée sur le site: www.bouddha.ch

et j'y ai lu cette pensée de Bouddha que j'ai envie de vous restituer ici.

Elle reflète exactement ce que je pense et ce que je dis toujours aux personnes qui me consultent.

Je vous laisse donc la lire et méditer autour.

" Nous ne devrions pas croire aux traditions parce qu'elles ont été transmises depuis l'antiquité, ni croire sur la simple autorité de nos maîtres ou instructeurs...

Mais nous pouvons mettre en pratique un écrit, une doctrine ou une affirmation lorsque la juste compréhension que nous en avons et notre expérience intime les confirment.

Soyez à vous-même votre propre flambeau, votre propre refuge, votre propre maître...( Bouddha)

Et comme le dit aussi le vén. Shinjin Robert Diény sur son site: Sâdhana:

Si vous ne prenez pas du temps pour vous, qui le fera à votre place...??

 

Par catherine
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